Nouveautés : printemps - été 2026
Poésie
Equinité
On pleure, on rit,
Pas ou galop...
Et va la vie
Au petit trot...
Perdu
Aigreur des pentes abruptes
Ne jamais trouver le but
Chaque pas cherche l'autre
Mais il ne veut pas être notre...
Un vent de désordre coule
Sur mon coeur un peu maboule...
Les âmes ont perdu leurs ailes
Brûlées par de jeunes demoiselles...
Courir vers le nulle part,
Perdre le nord et l'espoir
Certains masques ricanent
En voyant passer quelques ânes...
Sans jamais voir le sommet,
Être en cordée avec soi-même,
Le regard sourd et fragile
Tendu vers les monts intranquilles...
Les chiens hurlants
Les chiens hurlants,
Le verbe las,
Montrent les dents
Avant le glas...
La meute urbaine,
Tracé sinueux,
Secoue la scène
D'un vent haineux...
Férocité
Des temps nouveaux,
Sous les pavés,
Coule un peu d'eau...
Limpidité
De la nature,
Le monde armé
Heurte des murs...
L'éclaircie
Sous les brumes enlacées
Gît un long rayon de soleil,
Le cœur bon, les ailes cachées,
Prêt à attendre l’éveil du ciel…
Embrassant les lèvres voilées,
La lumière, enfant de l’azur,
Epouse le dessin chamarré
D’une grise et triste peinture…
Le doux manteau cotonné
Offre alors quelques passages
Aux passions floues de l’été,
Caresse au dos des nuages…
Nichée dans le creux des nuées,
L’éclaircie se fait enfin jour,
L’amour a lentement balayé
Le trouble des contre-jours…
Enfantillages
L'oeil qui frise,
Cheveux lâches,
Lâcher prise,
Fin d'attache...
Dans la nasse
Chaude et douce,
Se prélasse
Ta frimousse...
Jeu de dupes
Ou d'enfants,
Se dire chut
Et du temps...
Vivre heureux
Dans un rêve,
L'amour pleut,
L'eau est tiède...
Ciel sombre
Le jour tombe,
Pauvre jour...
Rien qu'une ombre
Pour un tour...
Couleurs sombres,
Un monde sourd,
Que des ondes
Sans détour...
Le temps gronde,
Le temps court,
Vient le monde
De l'amour...
Dans la ronde,
Tout autour,
Les heures longues
Nient le jour...
Noiritude
Les rayons noirs de la nuit
Eteignent les lueurs du soir,
Quand mon cœur larmoie et crie,
Bercé des limbes du désespoir.
Le ciel tourne et s’obscurcit,
Nuages gris et grain d'orage...
Les eaux ont quitté leur nid,
Le flot avançant avec l'âge...
Les étoiles se sont cachées,
L'homme vit dans sa solitude...
Seuls quelques rayons usés
Entonnent le dernier prélude...
Et soudain l'aigle sombre,
Rapace aux ailes acérés,
Nous rappelle que la tombe
Est notre première destinée...
Céleste
Mes idées s'en vont…
Le blizzard a soufflé,
Au loin vers l'horizon,
Le sable de mes pensées...
Elles voguent et planent,
Libres comme l'air bleu,
Céleste caravane
Avançant dans les cieux...
Frôlant l’éclat des étoiles,
Elles en oublient leurs mots,
Simples phrases boréales
Emanant des halos....
Venues de Mars ou de Vénus,
D'autres âmes voyageuses
Vagabondent et fusent
Au milieu des heures creuses...
Les oiseaux pleurent
Les oiseaux pleurent,
Les cris sont sourds :
Pas de bonheur,
Les temps sont lourds...
Pourquoi voler,
Le ciel est bas...
Les ailes froissées
Baissent les bras...
L'air est malsain
Les nids ont peur...
Pas de destin
Et pas de fleurs...
Certaines nichées
Oublient le chant...
Ils sont mort-nés,
Nos cœurs volants...
Art numérique
Portraits
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